Projet ''JEP'': visites d'un site d’enfouissement d’ordures ménagères

Publié le par Actions Vitales pour le Developpement durable

L’Institut Français du Cameroun (IFC) et l’association Actions Vitales pour le Développement durable (AVD) en partenariat avec HYSACAM (Hygiène et Salubrité du Cameroun), ont organisé, au profit de plusieurs groupes scolaires, les mercredi 9 et vendredi 11 mai 2012, des visites du site d’enfouissement d’ordures ménagères de Nkolfoulou, à Soa. Celles-ci ont permis à 120 élèves de trois établissements de la ville de Yaoundé (Lycée Bilingue d’Essos, Lycée Leclerc et Lycée Fustel de Coulanges) de découvrir la première entreprise camerounaise spécialisée dans la protection de l’environnement.

Différentes formes de pollution à prévenir :

La société HYSACAM a présenté à ces jeunes toutes les étapes de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Elle leur a entre autres permis d’observer, de façon concrète, comment se déroule l’admission des camions-bennes à l’entrée du site et comment s’organise la mise en décharge.

Les élèves qui ont fait le déplacement ont aussi approfondi les trois principales formes de pollution auxquelles fait face HYSACAM : la pollution de l’air par les émanations, la pollution des eaux et des sols, due aux écoulements de lixiviats, et l’émission de méthane liée à la putréfaction des ordures ménagères. HYSACAM a présenté les mesures prises pour prévenir et limiter chacune d’elles.

La lutte contre le réchauffement climatique :

Le méthane (CH4), un des principaux gaz à effet de serre et 21 fois plus nocif pour l’environnement que le gaz carbonique (CO2), est issu de la fermentation anaérobie des ordures ménagères. Pour éviter qu’il ne se diffuse dans l’atmosphère, HYSACAM a couvert les compartiments d’enfouissement des ordures ménagères de membranes étanches et de puits de captage ; le gaz ainsi capturé est acheminé par un réseau de tuyaux en PVC vers un compresseur. Injecté dans une torchère, il est ensuite brûlé, rejetant seulement du gaz carbonique et de l’eau, donc moins sensible sur le climat. En moyenne, 150 m3 de CH4 sont traités quotidiennement, permettant à HYSACAM de prendre une part active à la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce procédé de captation et de combustion a été classé « MDP » (Mécanisme de Développement Propre), dispositif prévu au protocole de Kyoto, et bénéficie de rémunérations compensatoires sur le marché du carbone. C’est, à ce jour, le seul projet ayant été enregistré par le Cameroun au secrétariat de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Un projet soutenu par l’Institut Français :

Les visites du site d’enfouissement de Nkolfoulou ont été programmées dans le cadre du projet de promotion de la culture scientifique et technique intitulé « Jeunes Energies Propres ». Ce projet a été proposé par l’Ambassade de France au Cameroun et cofinancé par l’Institut Français pour commémorer « l’Année internationale de l’énergie durable pour tous ». L’objectif de celui-ci est de susciter, au niveau des jeunes, des questionnements individuels sur leur empreinte environnementale et de les amener à réfléchir sur les conséquences de leurs modes de consommation, notamment énergétique.

D’autres visites sur sites sont prévues au courant des mois de mai et juin 2012, pour les jeunes de Douala et Yaoundé : recyclage du verre à la SOCAVER (Société Camerounais de Verrerie), dispositif solaire de production d’eau chaude à l’ISTAC (Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale), valorisation des déchets papier chez Multipack, usine d’ensachage de bitume de Total, laboratoire de recherche énergétique de l’IRGM (Institut de Recherches Géologiques et Minières). Elles sont l’occasion de rapprocher le monde de la recherche, celui des entreprises et celui de l’enseignement, et de promouvoir ainsi un meilleur partage des progrès technologiques concernant la protection de l’environnement.

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Une torchère
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Un compresseur

Publié dans Activites de AVD

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